OPEN INNOVATION : une démarche « innovation » complémentaire ! - Stratinnov

OPEN INNOVATION :

une démarche « innovation »
complémentaire !

L'équipe au complet STRATINNOV/CIBLE BLANCHE DESIGN

Marquant une rupture dans le processus d’innovation, l’Open Innovation bouleverse considérablement les fondamentaux des entreprises traditionnelles en proposant de nouvelles méthodes de collaboration. Toutefois, cette démarche montre quelques signes de faiblesse. Mais que représente concrètement l’Open Innovation ? Quels avantages offre ce concept ?
L’Open Innovation en quelques lignes

Le principe de l’innovation ouverte et ses différents apports ; quels intêrets ?

L’Open Innovation est un concept développé dans les années 2000 par un enseignant de l’université californienne de Berkeley répondant au nom de Henry Chesbrough. Une initiative qui a pour finalité de répondre aux besoins d’innovation des entreprises.

En effet, pour faire face à la concurrence et répondre aux exigences des consommateurs, certaines sociétés ont constaté qu’il était intéressant de s’appuyer sur un réseau étendu de partenaires pour innover. Ainsi, l’open innovation peut engendrer un élargissement des compétences et des ressources d’une société vers l’extérieur.

De son côté, le concept d’innovation fermée en place depuis le début du XX ième siècle impose que la propriété intellectuelle de l’entreprise soit développée uniquement en interne avec le développement des services internes de Recherche et Développement (R&D) dans les grandes entreprises. En adoptant l’innovation ouverte, les entreprises ont recours aux connaissances et au savoir-faire des acteurs externes, étudiants, partenaires, etc.

L’une d’entre elles est le crowdsourcing, ou « approvisionnement par la foule ». Cela consiste à déléguer certaines tâches, habituellement réalisées par des employés de l’entreprise donneuse d’ordre, à tiers externes, professionnels ou amateurs. Il peut s’agir de professionnels spécialisés dans un domaine en particulier (marketing, communication, design, etc.), de chercheurs, de fans de la marque ou encore d’un groupe d’étudiants qui pourront être gratifiés de manière financière ou autre. L’objectif principal de cette stratégie est de recueillir des idées afin de mener à bien un projet d’innovation.

Une autre pratique en vogue, notamment en B to C (Business to Consumer), est celle de la co-création. Cette démarche permet d’associer le consommateur à la création d’un produit, nom, slogan, message publicitaire, etc. Les consommateurs ont la possibilité de partager leurs avis, idées et cela génère donc un impact favorable sur la capacité d’innover et la compétitivité de l’entreprise. Cependant, cette pratique tend à se développer entre entreprises avec particulièrement des co-créations de services B to B (Business to Business). Les entreprises font de plus en plus appel aux compétences de leurs clients pour concevoir leurs offres, afin qu’elles répondent au mieux à leurs besoins. Les entreprises peuvent donc proposer des services toujours plus innovants et se différencier des concurrents !

Les limites de l’innovation ouverte et les atouts d’une communauté d’innovation

Bien que l’open innovation permette d’acquérir des connaissances externes et d’accélérer potentiellement le time-to-market, la mise en place de cette stratégie peut soulever de nombreuses problématiques au sein des entreprises. Tout d’abord, ces dernières peuvent rencontrer des difficultés lors du passage d’une stratégie d’innovation fermée à une culture ouverte. Il est indispensable notamment d’adapter la politique RH de l’entreprise aux acteurs externes. Par ailleurs les problèmes de confidentialité font également partie des défis majeurs à surmonter pour utiliser ce principe d’innovation en toute sécurité. En effet, pour recevoir des informations de la part des personnes sollicitées, l’entreprise doit être en mesure de communiquer certaines informations sensibles, voire clairement confidentielles.

Ainsi, la stratégie d’innovation ouverte est simplement impossible pour certaines entreprises travaillant sur des projets qui nécessitent de la discrétion pour conserver une certaine avance concurrentielle ou du secret pour des innovations technologiques de grande envergure.

En ce qui concerne les « communautés d’innovation », elles répondent à des modalités de fonctionnement atypiques. Passionnés et très impliqués, les membres d’une communauté d’innovation produisent et échangent des idées spontanément, sans avoir forcément à résoudre une problématique. De nombreuses entreprises ont su tirer profit de ces communautés. C’est par exemple le cas d’Ubisoft, une entreprise spécialisée dans la conception de jeux-vidéo. Cette société a sollicité les connaissances d’une communauté d’historiens afin de reproduire virtuellement « le Paris de la révolution » pour une restitution fidèle de l’univers dans lequel se déroulait le jeu.

KWAN-H400px

Si l’open innovation n’est pas une « solution miracle », elle ouvre des possibilités complémentaires aux entreprises en quête de nouvelles solutions pour développer leur capacité d’innover.
Ce moyen alternatif d’innover nécessite d’ailleurs d’être piloté dans une démarche globale d’innovation et s’intercale en complément d’autres disciplines, accentuant l’efficacité grâce à la mise en place d’un processus innovation à 360°, indispensable à la croissance et à l’innovation des entreprises.

Articles récents

2018-04-17T17:52:32+00:00